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Mot du responsable

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Paris, la Communauté Internationale a décidé d’accompagner les pays qui le souhaitent à réviser leur CDN afin d’accroitre leur ambition en termes d’adaptation et d’atténuation. C’est dans ce cadre que le Niger a révisé sa CDN en 2021 à travers l’initiative du NDC Partnership.
Le Niger vise à travers cette CDN, à contribuer à la réduction des émissions globales des Gaz à Effet de Serre (objectif 2°C voire 1,5°C) tout en poursuivant son développement socio-économique sobre en carbone et résilient aux effets néfastes des changements climatiques. Il s’agit spécifiquement de :
(i) Lutter contre la pauvreté ;
(ii) Assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des Nigériens et des Nigériennes ;
(iii) Promouvoir la gestion durable des ressources naturelles et l’utilisation massive des Énergies Renouvelables ;
(iv) Et renforcer la résilience des écosystèmes et des communautés.

Médiathèque
Documentation
Transfert de technologie
Description des PAM des secteurs prioritaires de la CDN

La mise en œuvre des Politiques, Actions et Mesures (PAM) se concentrent principalement sur les deux secteurs clés de la CDN (AFAT et Energie),. L’objectif est de réduire les émissions des GES dans ses pour atteindre les engagements à l’horizon 2030. En effet, dans ces secteurs, le Niger envisage respectivement une réduction de 22,75% et 48% à l’horizon 2030.  Le processus d’identification de ces PAM est axé sur trois (3) étapes :  (i) une pré-identification des technologies sur la base du résultat d’analyse des catégories sources clés et des études récentes dans le secteur AFAT ;  (ii) une analyse de la pré-liste sur la base des critères et pondération définit par le Groupe Consultatif d’Experts (GCE) de la CCNUCC qui a permis la sélection de premier niveau en éliminant les technologies qui ne répondent pas aux priorités nationales et à la mise en œuvre de la CCNUCC et (iii) une priorisation des technologies en les confrontant aux critères du GIEC.

Les technologies retenues (Tableau 6) dans le secteur AFAT portent sur les pratiques de gestion durable des terres et des eaux (GDTE). Elles ont un impact sur le bilan carbone et sont classées selon leurs objectifs en : (i) technologies agronomiques améliorant le taux de matière organique des sols (apport de fumier, microdose, semences améliorées) permettent une meilleure infiltration et stockage de l’eau ; (ii) technologies de gestion assurant une stabilisation du couvert herbacé et forestier qui assure le rechargement des nappes et limite l’ensablement des points d’eau et (iii) technologies végétatives, qui permettent en plus de l’effet structural, la création de microclimat plus humide grâce à l’évapotranspiration et à l’effet brise-vent

Technologies retenues dans le secteur AFAT 

Les technologies retenues (Tableau 7) dans le cadre du secteur de l’Energie visent à réduire les émissions de GES et à améliorer l’accès à l’Energie propre pour la population. Elles sont classées selon leurs objectifs en : (i) promotion de l’efficacité énergétique dans les secteurs résidentiel et tertiaire ; (ii) développement des Energies Renouvelables ; (iii) amélioration de l’efficacité énergétique dans le secteur du transport et (iv) réduction des pertes de transport et distribution d’électricité

Technologies retenues dans le secteur Energie
Renforcement des capacités

La détermination des besoins en renforcement des capacités se fonde à la fois sur les engagements et obligations découlant de l’adhésion du Niger à la CCNUCC et sur les mesures ou actions proposées liées aux contraintes et lacunes constatées généralement dans la lutte contre les changements climatiques et particulièrement dans le processus d’élaboration des communications nationales et des rapports biennaux actualisés. Le renforcement des capacités est donc indispensable pour assoir un cadre de transparence vis-à-vis du respect des engagements par rapport à la Convention et à l’Accord de Paris.

Activités de renforcement des capacités

Besoins de soutien en formation sur la période 2020-2030

Finance climat

Adaptation

  • Promotion de l’Agriculture Intelligente face au Climat ;
  • Valorisation des données météorologiques par les producteurs ;
  • Développement de la gestion durable des terres et des eaux ;
  • Renforcement de la gestion participative et numérisée des massifs forestiers ;
  • Elaboration et mise en œuvre d’un plan décennal de reboisement ;
  • Développement de la Foresterie urbaine et péri-urbaine ;
  • Subventions des kits d’utilisation des énergies fossiles et solaires ;
  • Développement de Partenariat Public Privé (PPP) pour la mise en valeur des énergies nouvelles et renouvelables.

Financement Adaptation

Mesures d’adaptation prioritaires

Impacts et mesures d’adaptation
Indicateurs de mesures d’adaptation à co-bénéfices atténuation du volet AFAT
Mesures d’adaptation prioritaires

Pour le secteur de l’Energie, les mesures visent à faciliter l’accès à une énergie bon marché, durable et propre ainsi que l’accès aux services énergétiques modernes pour tous en 2030. Les options d’atténuation concernent la gestion du sous-secteur ‘Résidentiel’(ménages), par l’électrification rurale, l’économie du bois-énergie et sa substitution par d’autres combustibles plus modernes (gaz butane, biocarburants, solaire) ; le sous-secteur ‘Transport’ par la baisse de ses consommations spécifiques ; la gestion des secteurs ‘Demande, Transformation et Vulgarisation des Énergies Renouvelables’ par l’amélioration de l’efficacité énergétique des filières et la promotion du solaire photovoltaïque pour le pompage d’eau, la santé et l’électrification.

Atténuation

Financement Atténuation

Mesures d’atténuation

Les technologies identifiées sont des mesures à co-bénéfice. D’une manière globale, leur mise en œuvre font l’objet de projets/programmes en cours ou planifiés. Ainsi sont retenues pour la CDN révisée : Plantations d’espèces à usages multiples : 750 000 ; Promotion de régénération naturelle assistée (RNA) : 913 932 ha ; Aménagement des terres pour les cultures irriguées ou de décrues : 424 000 ha ; Haies vives et brises vents : 145 000 km ; Aménagement et sécurisation des enclaves pastorales, aires de pâturage et aires de repos : 455 848 ha ; Aménagement et matérialisation et couloirs de passage : 279 702 ha ; Restauration des terres pastorales dégradées : 112 500 ha ; Foresterie privée : 75 000 ha : développement de fermes laitières en zéro pâturage (stabulation permanente) : 258 fermes ; intensification des systèmes d’élevage basés sur l’embouche bovine : 1 500 fermes ; intensification des systèmes d’élevage basés sur l’embouche ovine : 3 000 fermes ; Programme « un village un bois » : 12 500 ha ; Fixation de dunes vives : 10 053 ha ; Réhabilitation des forêts classées dégradées : 10 000 ha ; Gestion des intrants : 10 822 tonnes ; Lutte contre le déboisement (défrichement) et les feux de brousse (parefeu) : 7 500 ha ; Culture fourragère : 2 000 ha. Mises en œuvre sur une superficie de 4 838 899,5 ha (soit 4% de la superficie du pays), ces technologies permettront au Niger de séquestre 4,2 tonnes de CO2-eq / ha/an.

Actions et Mesures par Technologies

Vue d’ensemble de la réduction attendue en 2030 et réduction atteinte sur la période 2021-2024

Mesures d’atténuation

Les options d’atténuation inconditionnelles et conditionnelles dans le secteur de l’Energie concernent la proportion de l’efficacité énergétique dans les secteurs résidentiel et tertiaire ; la réduction des pertes de transport et distribution d’électricité ; le développement des énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique dans le secteur de transport. Les cibles retenues sont consignées dans le tableau 3.

Vue d’ensemble de la réduction attendue en 2030 et réduction atteinte sur la période 2021-2024
Niveau de réalisation physique des mesures par technologies
Sources et méthode de calcul

Sources des données et informations

Les sources des données et informations sont nationales à travers le Système d’Information Energétique (SIE-Niger). Le SIE-Niger a pour objectif de collecter et de mettre à jour une base des données énergétiques, l’élaboration des bilans énergétiques annuels, à travers un réseau de fournisseurs de données, notamment la SONICHAR, la SML, la COMINAK, la SOMAIR, la SORAZ, la CNPC, la Douane, la SONIDEP, la SNCC, la NIGELEC, la MCC, les ministères techniques.

Méthodologie d’estimation des émissions

Sources des données et informations

  • Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (MAG/EL) ;
  • Office National des Aménagements Hydro Agricoles (ONAHA) ;
  • Réseau National des Chambres d’Agriculture du Niger (RECA) ;
  • Direction de la Protection de la Nature et de l’Équipement (DPNE) ;  
  • Centre National de Surveillance Écologique et Environnementale (CNSEE) ;
  • Direction de la Gestion Durable des Terres (DGDT) ;
  • Directions Régionales de l’Environnement (DRE) ;
  • Secrétariat Exécutif du CNEDD ;
  • Comité Interministériel d’Orientation-CIO (Cabinet du Président de la République)
  • Cellule d’Analyse des Politiques et de l’Évaluation de l’Action Gouvernementale-CAPEG,
  • Cabinet du Premier Ministre ;
  • Programme Alimentaire Mondial ;
  • Institut National de la Statistique.

Méthodologie d’estimation des émissions

Les calculs des émissions sont menés conformément aux décisions 1/CP.16 et 2/CP.17. A cet effet, les méthodes décrites dans le guide méthodologique du GIEC 2006, volume 4 ont été utilisées. Les émissions sont calculées via le système RISQ. Le Guide d’inventaire des émissions EMEP/CORINAIR (EEA, 2016) a aussi servi de base de Facteurs d’Émission (FE) pour estimer les émissions des GES indirects. Les FE sont extraits de la Banque des Données des Facteurs d’Émission (BDFE) du GIEC.

Sources des données et informations

  • Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (MAG/EL) ;
  • Office National des Aménagements Hydro Agricoles (ONAHA) ;
  • Réseau National des Chambres d’Agriculture du Niger (RECA) ;
  • Direction de la Protection de la Nature et de l’Équipement (DPNE) ;  
  • Centre National de Surveillance Écologique et Environnementale (CNSEE) ;
  • Direction de la Gestion Durable des Terres (DGDT) ;
  • Directions Régionales de l’Environnement (DRE) ;
  • Secrétariat Exécutif du CNEDD ;
  • Comité Interministériel d’Orientation-CIO (Cabinet du Président de la République)
  • Cellule d’Analyse des Politiques et de l’Évaluation de l’Action Gouvernementale-CAPEG,
  • Cabinet du Premier Ministre ;
  • Programme Alimentaire Mondial ;
  • Institut National de la Statistique.

Méthodologie d’estimation des émissions

Les calculs des émissions sont menés conformément aux décisions 1/CP.16 et 2/CP.17. A cet effet, les méthodes décrites dans le guide méthodologique du GIEC 2006, volume 4 ont été utilisées. Les émissions sont calculées via le système RISQ. Le Guide d’inventaire des émissions EMEP/CORINAIR (EEA, 2016) a aussi servi de base de Facteurs d’Émission (FE) pour estimer les émissions des GES indirects. Les FE sont extraits de la Banque des Données des Facteurs d’Émission (BDFE) du GIEC.

Sources des données et informations

Données d’activités

Données et informations d’entrées

Les principales sources de données sont entre autres :

  • La Malbaza Cement Company (MCC) qui produit le ciment et le clinker ;
  • La Société des Mines de l’Air (SOMAIR) et la Compagnie Minière d’Akouta (COMINAK) pour la consommation du lubrifiant ; la production, consommation et recyclage d’acide nitrique ; la production, consommation d’acide sulfurique et la manipulation des solvants ;
  • Le Système d’Informations Énergétiques (SIE) pour les importations et exportations des lubrifiants ;
  • La Société Nigérienne de Charbon d’Anou Araren (SONICHAR) pour la consommation des produits non énergétiques comme le lubrifiant ;
  • La Société Nigérienne d’Électricité (NIGELEC), la Société de Raffinage de Zinder (SORAZ) et la China National Petroleum Corporation (CNPC) pour la consommation des produits non énergétiques ;
  • La Société Nigérienne du Pétrole (SONIDEP) pour l’exportation et la vente des produits.

Données et informations d’entrées

Données d’activités du secteur PIUP

Les inventaires ont couvert les gaz directs :  le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et l’hémioxyde d’azote (N2O) et les gaz indirects qui sont les oxydes d’azote (NOX) et le monoxyde de carbone (CO).  Les données utilisées sont collectées au niveau du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (MAG/EL), du Ministère en charge de l’Environnement à travers le CNSEE et la DGEF, de la Centrale d’Approvisionnement en Intrants et Matériels Agricole (CAIMA), de l’Office National des Aménagements Hydroagricoles (ONAHA), du Réseau des Chambres d’Agriculture du Niger (RECA), etc. Certaines données de base non disponibles ont été générées à partir du jugement d’experts et/ou par extrapolation, en tenant compte des circonstances nationales.  Les facteurs d’émissions par défaut du GIEC sont utilisés pour les estimations. 

Données et informations d’entrées

Données d’activités sur sous-secteur Agriculture/Elevage

Les catégories de source étudiées dans le cadre de l’inventaire des GES dans le secteur des déchets sont :

  •  
    Élimination des déchets solides (4.A.) ;
  •  
    Incinération et brûlage à l’air libre des déchets (4.C.) ;
  •  
    Traitement et rejet des eaux usées (4.D.).

Données et informations d’entrées

Données d’activités du secteur Déchets

Données et informations d’entrées

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